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Mise en page de catalogue : préparer le projet

Réunir les références, choisir les photos et valider les pages : un guide concret, avec un tableau produits à remplir avant la mise en page.

Un catalogue ouvert avec une grille de produits et des visuels réunis pour sa mise en page.

Ouvrez le tableau produits à remplir pour votre catalogue. Vous pouvez commencer avec les informations déjà disponibles, puis noter les manques. Le dossier à transmettre au graphiste se construira autour de ce fichier, des photos originales et des formats attendus. Vous n’avez pas besoin d’arriver avec une maquette prête.

Le fichier de travail : une ligne par référence commandable

Pour ce projet, choisissez un tableau de référence et une personne qui valide ses données. Les informations peuvent venir de plusieurs outils, mais le graphiste doit savoir quelle version utiliser. Gardez les corrections dans ce tableau pour éviter de devoir les retrouver plus tard dans les messages.

Le modèle CSV propose les colonnes ci-dessous. Retirez celles qui ne correspondent pas à votre activité et ajoutez les caractéristiques utiles à votre lecteur.

Les informations à réunir avant la mise en page
InformationCe qu’il faut préciser
Famille et ordreRubrique du catalogue et place souhaitée dans cette rubrique.
Référence et nomCode de commande exact et désignation compréhensible.
VariantesDimensions, couleur ou finition, avec les unités.
DescriptionUsage, caractéristiques vérifiées et différences entre produits.
Vente et prixUnité vendue, conditionnement, base HT ou TTC, date de validité.
Photo et documentsNom du fichier original et source des informations techniques.
ValidationInformation manquante, personne responsable et statut de relecture.

Si trois tailles portent trois codes distincts, gardez trois lignes et une colonne permettant de les regrouper sous le même produit. Vous pourrez ensuite les présenter ensemble dans la maquette sans perdre le lien entre une dimension et son code.

À l’import dans votre tableur, utilisez le point-virgule comme séparateur pour ce modèle et placez les colonnes de références au format texte. Vérifiez les éventuels zéros au début des codes. Microsoft explique comment conserver ces zéros dans Excel. Un code produit doit rester identique dans le tableau, la maquette et l’outil de commande.

Une cellule « dimensions à valider » peut rester ouverte pendant la préparation de la page. Inscrivez à côté le nom de la personne qui pourra confirmer l’information. Ce point devra être résolu avant de donner l’accord pour imprimer.

Joindre une note sur l’usage du catalogue

Votre catalogue sera-t-il consulté par un commercial pendant un rendez-vous, envoyé en PDF ou remis à un client qui commande seul ? Indiquez à qui il s’adresse et ce que cette personne doit pouvoir faire après l’avoir lu. Cela aidera à décider quelles informations montrer et dans quel ordre.

Pour un catalogue professionnel, je vous conseille de noter les questions auxquelles une fiche doit répondre : quelle référence choisir, dans quelles dimensions, avec quel conditionnement et quelle unité de vente ? Si un prix figure dans le document, précisez aussi son unité et sa base HT ou TTC. Un montant isolé laisse le lecteur deviner ce qu’il achète.

Définissez ensuite les versions à produire : exemplaire imprimé, PDF à consulter sur écran, langues ou éditions tarifaires. Demandez au graphiste d’identifier les contenus communs et les différences, puis de chiffrer les adaptations.

Une photo nette à l’écran peut être trop petite pour la page

Transmettez les fichiers originaux disponibles, avec des noms qui permettent de retrouver les références. Indiquez quelle photo correspond à quel produit ou à quelle variante. Vérifiez aussi que vous avez le droit de les utiliser pour cette édition.

Les consignes d’Exaprint pour les brochures et catalogues recommandent idéalement des images à 300 dpi à leur taille finale. La taille de placement compte : une même photo peut convenir dans une petite fiche et manquer de définition sur une pleine page.

Prenez une image de 1 200 pixels de large. Placée sur 10 cm, elle donne environ 305 pixels par pouce. Sur 20 cm, elle n’en donne plus qu’environ 152. La photo est la même ; sa taille d’utilisation a changé.

Le calcul est : pixels ÷ (largeur en cm ÷ 2,54). Faites vérifier les visuels dans la maquette, à la dimension prévue, avant de décider lesquels doivent être remplacés ou photographiés à nouveau.

Pour les produits proches visuellement, ajoutez une consigne explicite : une photo commune à la gamme ou une photo par variante. Cela évite d’associer une finition à l’image d’une autre. Précisez aussi les besoins de détourage, de recadrage et de retouche dans le devis.

Valider l’organisation avant de remplir toutes les pages

Demandez un chemin de fer, c’est-à-dire un plan du document page par page. On y place les familles, les introductions, les produits et les informations de commande. Vous pouvez alors discuter de l’équilibre du catalogue avant de relire chaque fiche.

Faites ensuite valider quelques pages représentatives : une page avec peu de produits, une page dense et une page de variantes. Examinez la lisibilité des références et des dimensions à la taille réelle. Si le catalogue est imprimé, une sortie papier permet de juger la taille des textes sans se fier au zoom de l’écran.

Le catalogue DEAL-ECO de 36 pages présenté dans notre portfolio donne un exemple de mise en page de produits avec des dimensions et des références. Vous pouvez aussi voir le catalogue Therm&Co pour une autre organisation par familles. Ces réalisations permettent de discuter de choix visuels à partir de pages concrètes, comme les autres réalisations de graphisme et print du studio.

Les consignes à obtenir de l’imprimeur

Avant de figer la maquette, demandez le format fini, le type de reliure, le nombre de pages attendu, le papier et le gabarit de production. Faites préciser si la couverture est comprise dans la pagination et si elle doit être livrée dans un fichier séparé.

Le fond perdu prolonge une image ou un aplat au-delà du bord où le papier sera coupé. Il sert à absorber les petits écarts de coupe. Les textes et références restent, eux, à l’intérieur d’une zone de sécurité. La documentation Adobe sur le fond perdu explique ce principe. Les valeurs à appliquer doivent venir du gabarit de votre imprimeur.

Les consignes d’Exaprint demandent notamment le respect du gabarit, une préparation des couleurs en CMJN et des pages dans l’ordre de lecture, sans imposer vous-même les pages sur les feuilles d’impression. Ce sont les instructions de cet imprimeur : confirmez les exigences du fournisseur retenu, y compris pour la couverture et le dos de la reliure.

Prévoyez une validation propre à chaque sortie. Pour le PDF envoyé aux clients, vérifiez la lecture sur écran, les liens et le poids du fichier. Pour la version imprimée, vérifiez le document destiné à l’imprimeur et ses réglages d’export. Inscrivez ces deux livrables dans le devis si vous en avez besoin.

Le BAT : qui valide les données, qui contrôle le fichier ?

Organisez deux vérifications complémentaires. La relecture métier porte sur les références, prix, dimensions, photos et conditions de commande. Le contrôle technique porte sur la préparation du document. Définissez qui valide chaque partie et quelle version finale sera approuvée pour le bon à tirer (BAT).

Le contrôle en amont d’InDesign peut signaler, selon son profil, des polices manquantes, des images de résolution insuffisante ou du texte qui dépasse son cadre. Le contrôle en amont d’Acrobat vérifie notamment les couleurs, polices et images du PDF selon les critères choisis. Ces contrôles ne permettent pas de savoir si un prix ou une référence correspond réellement à votre produit : cette vérification reste à faire avec vos données.

Pour l’édition suivante, conservez le tableau validé, les fichiers originaux et la liste des changements. Demandez dans le devis quels fichiers de création vous seront remis et comment les mises à jour seront chiffrées.

Avant de transmettre le bon à tirer à l’imprimeur :

  1. Confirmer que les informations signalées comme manquantes sont résolues.
  2. Comparer les références, variantes, unités et prix avec le tableau validé.
  3. Vérifier les associations entre photos et produits, puis la pagination.
  4. Contrôler les coordonnées, liens et indications de commande.
  5. Approuver une version finale identifiée, avant sa transmission à l’imprimeur.

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