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Prix d’une refonte de site internet : comprendre le devis

Que conserver, que refaire et que demander au prestataire ? Des repères de prix et une grille pour comparer les devis sur le même périmètre.

Une ancienne maquette devient un site refondu, à côté d’une feuille d’estimation sans montant.

« Refonte complète du site » : cette ligne peut figurer sur un devis sans vous dire qui réécrit les textes, ce qui sera conservé ou qui s’occupera des anciennes pages. Vous connaissez le montant, mais pas encore assez le travail prévu pour décider si la proposition répond à vos besoins.

Voici comment lire ce devis, avec des repères de prix publiés par le studio et une grille de comparaison à remplir dans votre tableur. Gardez la même liste de besoins pour chaque prestataire et laissez « à préciser » dans les cases où une information manque.

Un repère de prix, avec son périmètre

Pour vous donner un repère vérifiable, les offres web publiées par Visual Artisan vont d’un site vitrine Essentiel à partir de 800  € à la formule Confortable à 1 200 à 3 000  €, puis Évolutif à 3 000 à 6 000  €. La première comprend un accueil et trois pages. Les suivantes prévoient notamment un parcours plus travaillé, puis davantage de pages services et des contenus que vous pouvez modifier vous-même.

Ce sont les prix de nos offres de création, pas un tarif forfaitaire de refonte ni une moyenne du marché. Pour votre site existant, il faut examiner ce qui est réutilisable et ce qui doit être repris. La récupération des contenus, la reprise de données ou des fonctions particulières doivent apparaître dans l’estimation. Le devis peut alors s’appuyer sur un travail défini, plutôt que sur le seul nombre de pages.

Pour comprendre le périmètre d’un site neuf, vous pouvez aussi consulter le guide sur le coût d’un site internet pour un artisan. Pour une refonte, gardez surtout les différences de périmètre à l’esprit lorsque vous comparez les montants.

Que couvre la ligne « refonte du site » ?

Remettre en page cinq écrans avec les contenus existants et reconstruire un catalogue avec recherche, comptes clients et reprise des données demandent des prestations différentes. Demandez une description des livrables : pages, contenus, fonctions, corrections et mise en ligne. Les modèles de cahiers des charges proposés par France Num constituent un point de départ pour présenter l’existant, les objectifs et les attentes au prestataire.

Questions à poser pour rendre les devis comparables
PosteCe que vous devez pouvoir lire
Cadrage et maquettesPages présentées, étapes de validation, retours compris.
Textes et imagesCe que vous fournissez, ce qui est rédigé ou retouché, droits des visuels.
DéveloppementPages et fonctions prévues, reprise des données, outil de gestion.
RéférencementTraitement des anciennes URL, titres, liens et sitemap.
Mise en ligneTests, bascule, accès remis, prise en main et suivi après lancement.
Coûts récurrentsHébergement, domaine, licences, maintenance et services externes.

Refonte partielle ou complète : que garder ?

Commencez par décrire le problème. « Le site fait ancien » peut recouvrir une typographie peu lisible, des photos dépassées ou des services mal expliqués. Chacune de ces difficultés mérite d’être examinée avant de décider de tout reconstruire.

Je vous conseille de demander au prestataire de distinguer ce qu’il conserve, ce qu’il adapte et ce qu’il remplace. Pour chaque remplacement, demandez la raison et la conséquence sur le budget. Vous pourrez ainsi arbitrer sans devoir maîtriser la technique.

  • Les contenus. Les textes décrivent-ils encore vos services ? Qui les corrige, les raccourcit ou les rédige ?
  • La présentation. Le travail porte-t-il sur quelques pages ou sur toute l’identité visuelle du site ?
  • Les fonctions. Le formulaire, la réservation ou la boutique doivent-ils continuer à fonctionner de la même façon ?
  • L’administration. Pourrez-vous faire les modifications courantes ? Sur quel outil, avec quelle prise en main ?

Une reprise partielle mérite d’être chiffrée si l’outil actuel répond encore à vos besoins. Une reconstruction peut se justifier si les changements envisagés touchent toute la structure ou si les fonctions nécessaires ne peuvent pas être maintenues correctement. Le prestataire doit expliquer ce diagnostic et les options possibles.

Comparer le coût de la première année

Pour comparer deux propositions, additionnez la prestation initiale et les dépenses récurrentes prévues sur douze mois. Utilisez la même base HT ou TTC pour tous les montants. Séparez les options facultatives et gardez une case « à préciser » lorsqu’une dépense manque. Une case vide ne signifie pas que le service est gratuit.

Le contenu de la maintenance mérite aussi une phrase précise. Qui intervient si le formulaire cesse de fonctionner ? Les évolutions sont-elles incluses ? À quel tarif sont traitées les demandes supplémentaires ? Demandez également au nom de qui seront ouverts les comptes du domaine, de l’hébergement et des services utilisés.

Dans la grille proposée en début d’article, le montant initial et les dépenses récurrentes occupent des colonnes distinctes. Une proposition moins chère au lancement peut financer moins de prestations, ou prévoir des dépenses que l’autre comprend déjà. Revenez au détail des lignes avant de comparer les totaux.

Préserver les pages que Google connaît déjà

Faites inclure dans le périmètre un inventaire des adresses actuelles. Une page utile peut rester à la même URL même si sa présentation change. Lorsqu’une adresse change, prévoyez sa correspondance avec la nouvelle page et une redirection permanente côté serveur.

Dans son guide sur les changements d’URL, Google recommande ce travail de correspondance et déconseille de rediriger toutes les anciennes pages vers l’accueil. Il recommande aussi de mettre à jour les liens internes et le sitemap, et de conserver les redirections généralement pendant au moins un an. Des fluctuations de visibilité peuvent survenir pendant le traitement du changement.

Demandez donc qui prépare ce plan et qui teste les anciennes adresses après la bascule. Une promesse de conserver exactement les mêmes positions sur Google ne remplace pas ces livrables concrets.

Préparer une demande que le prestataire peut chiffrer

Vous n’avez pas besoin d’écrire un dossier technique. Une page avec les éléments suivants suffit pour commencer la discussion. Pour vos trois priorités, décrivez ce qui doit mieux fonctionner : des services plus clairs, un formulaire utilisable sur mobile, des horaires que vous pouvez modifier. Notez aussi les pages et fonctions qui vous conviennent déjà. Les accès sensibles peuvent être transmis ensuite, par un moyen convenu avec le prestataire.

  1. L’adresse du site et l’outil utilisé, si vous le connaissez.
  2. Les trois améliorations prioritaires et ce qui fonctionne déjà.
  3. Les pages, fonctions et contenus à conserver ou à ajouter.
  4. Les textes et photos disponibles, et qui préparera les autres.
  5. La date souhaitée et les contraintes qui la rendent nécessaire.
  6. Le budget envisagé et les éventuelles options à chiffrer séparément.

Si le budget ne permet pas de tout faire, demandez une proposition par étapes : les besoins indispensables au lancement, puis les améliorations suivantes. Un devis clair doit vous permettre de choisir ce que vous financez maintenant et de comprendre ce qui restera à faire.

Si la difficulté vient surtout d’un prestataire devenu injoignable, commencez par retrouver les accès et les éléments nécessaires à la reprise. Ils permettront de chiffrer la suite avec moins d’inconnues.

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